Electronic Body Music (EBM)

L'Electronic Body Music (EBM) est un genre de musique électronique, sous-genre de la musique industrielle apparentée au mouvement et à la scène New Wave. Les influences premières du genre vont de la musique industrielle noisy de l'époque (Throbbing Gristle, Psychic TV, Esplendor Geométrico) jusqu'à la scène Radical Dance (Portion Control, 400 Blows) en passant par la Synthpop (DAF, Kraftwerk, Depeche Mode, The Human League, New Order, Pet Shop Boys, OMD) et la cold wave (Joy Division, The Cure).

 

Historique

L'Electronic Body Music, abrégé en E.B.M., est un terme inventé par le groupe Front 242 pour qualifier leur musique électronique, froide et dansante. Ce groupe belge commence sa carrière dès 1982 avec l'idée de faire une musique de danse européenne, débarrassée des influences afro dominantes à l'époque, que ce soit via le rock ou le disco. Des rythmes électroniques puissants, froids et minimalistes vont constituer l'armature de ce nouveau genre, influencé aussi bien par la new wave de Depeche Mode et New Order, que par la synthpop des Allemands de Kraftwerk et DAF, la cold wave de Joy Division, The Cure, Killing Joke et la fusion électro-rock de Suicide.

Le mouvement initié par Front 242 fait rapidement quelques émules avec notamment les Britanniques de Nitzer Ebb, ... que l'on retrouve typiquement sur des labels comme PIAS, Antler-Subway, Wax Trax!, Off Beat, Zoth Ommog, Pendragon, Metropolis ... Ce genre va également influencer notablement les créateurs de l'électro-indus tels que Frontline Assembly ou Skinny Puppy. Ce genre vit sa plus grande popularité auprès de la scène underground durant les années 1980 et au début des années 1990, particulièrement en Europe. Aux côtés de Front 242, on trouvait Die Krupps, Nitzer Ebb, Borghesia, The Neon Judgement, The Parochial Pianists, Klinik, à;GRUMH..., Severed Heads, parmi d'autres.

Vers la moitié des années 1990, l'EBM commença à emprunter de manière toujours plus importante au courant synthpop, avec les premières productions de groupes tels que Covenant et VNV Nation, combinant des rythmes industriels durs à des mélodies générées par des synthétiseurs. Un second mouvement s'opère avec l'apparition de la electro dark, hybridation de l'EBM et de l'électro-indus avec la musique gothique, dont les groupes emblématiques sont Das Ich, Wumpscut ou Suicide Commando. Vers la fin des années 1990, de nombreux groupes EBM issus de la période intermédiaire (notamment VNV Nation et Covenant) se dirigeaient de plus en plus vers la synthpop, ce qui amena confusion et débat sur le sens du mot "EBM".

Tandis le terme fait encore l'objet de débats entre « puristes », qui préfèrent l'attribuer à une musique plus proche de l'époque Front 242 des années 1980 (on utilise fréquemment le terme Old-school EBM pour cette raison), et les fans d'un style moins attachés à l'héritage industriel, le concept est à l'heure actuelle typiquement utilisé en référence à un son similaire à celui des groupes de l'époque intermédiaire. En tous les cas, le genre se distingue des interprétations modernes de la synthpop et du style récent connu sous l'appellation de futurepop par la présence d'un certain degré de dureté et d'éléments industriels.

 

Groupes

(source Wikipedia)

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